Actualités

Mardi 10 février: conférence ayant pour thème « La crise diplomatique en Ukraine & la crise économique en Grèce »

Les Jeunes Européens – Strasbourg ont également co-organisé avec Sciences-Po Forum la conférence qui a eu lieu mardi 10 février intitulée : « La crise diplomatique en Ukraine & la crise économique en Grèce ».

Maxime Lefebvre, représentant de la France à l’OSCE, s’est d’abord exprimé sur la crise ukrainienne. Selon lui, l’attitude de la Russie est en partie une réaction contre la politique occidentale et ce, surtout depuis l’arrivée de Vladimir Poutine au pouvoir. Il y aurait trois contentieux majeurs entre l’Union européenne et la Russie : le premier est celui des valeurs, avec du côté russe une restauration autoritaire qui s’oppose à l’ordre libéral prédominant dans l’UE ; le deuxième, celui du contentieux économique et énergétique (Union eurasiatique, gaz russe,…) ; et le troisième, relatif aux tensions géopolitiques (extension de l’OTAN, Kosovo,…). Les sanctions économiques européennes à l’encontre de la Russie ont été élevées, elles ont d’ailleurs été les principales responsables de la crise économique russe et de la fuite des capitaux. Il s’agit néanmoins d’une arme importante et « il faut adopter une position ferme tout en restant ouvert à la négociation ». M. Lefebvre a ajouté que le risque de l’armement est de tomber dans un conflit chaud et que la solution résiderait donc dans les accords de Minsk.

Pervenche Berès, présidente de la délégation socialiste française et députée européenne, s’est quant à elle penchée sur la crise grecque, avec quelques touches d’humour. A la première question qui lui a été posée pour savoir qui de l’UE ou des dirigeants grecs est responsable de cette crise, elle s’est exclamée : « Les deux mon capitaine ! ». La première erreur de l’UE aurait été de laisser la Grèce intégrer l’Union puisque celle-ci n’était pas prête. Aujourd’hui, le message est clair : les Grecs ne veulent plus de la troïka. Alors comment inciter à la réforme grecque sans la troïka ? Selon Mme Berès, il faut aider cet Etat tout en laissant Syriza faire la partie de son programme qui ne déplaît à l’Union, tel que le rééchelonnement des dettes. Elle a en outre insisté sur le fait que l’UE a intérêt de faire avec Syriza sur le long terme, et qu’il y a pour cela trois échéances à respecter : la première est à la fin du mois pour déterminer comment la Grèce peut renflouer ses caisses ; dans les trois mois qui viennent il faudra mettre en place des processus de discussions et négociations ; pour enfin, dans le long terme, reconstruire l’Etat grec.

Le mot d’ordre pour ces deux crises semble ainsi être le compromis européen !

Sans titre

Vous retrouverez l’ensemble des évènements organisés par les Jeunes Européens – Strasbourg sur notre page Facebook en cliquant ici.